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De Brest à Menton
De Brest à Menton

C'est surtout l'arrivée qui s'apprécie le plus!!!

Gilles, notre vert solitaire l'a fait... Il a réussi la diagonale Brest-Menton dans les temps qu'il s'était fixé. Bravo!

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Diagonale BREST-MENTON.

 

 Dimanche 30 juin, à 5heures, je pointe au commissariat de Brest direction Menton. La sortie de Brest n'est pas trop compliquée, j'avais pris le temps de repérer mon itinéraire, Dédé m'ayant amené ici la veille. Le temps est calme, très peu de vent, bref pédaler de nuit est agréable. Au lever du jour, le brouillard et le crachin « breton »font leur apparition. Côté relief, je commence le toboggan ! A Pont de Buis les Quimerch je poste ma première carte. Aux environs de midi, le soleil s'est invité pour le déjeuner à Guéménés/sScorff, lieu de contrôle. A Sainte Grave, il me faut trouver un commerce ouvert pour pointer. Que les petits villages bretons sont calmes le dimanche après midi ! Seul un café est ouvert, ça tombe bien, avec la chaleur de l'après midi j'en profite pour étancher ma soif. Après 320 km parcourus, j'arrive à Nort sur Erdre à 21h30. Je rejoins la chambre d'hôtes réservée au lieu-dit« les Touches ». Très bon accueil, le lit est le bienvenu.

 

 Après une bonne nuit,départ à 5h sous le brouillard qui m'accompagnera jusqu'au contrôle d'Ancenis. La pédalée est alerte, j'arrive sur des routes connues et plates en me rapprochant des Deux-Sèvres. A la sortie de Chemillé, j'ai la surprise de retrouver Pierre David venu à ma rencontre. Puis vers Saint Pierre à Champ ce sont Franky et Gérard Blanquart (non, il ne s'était pas perdu) qui se joignent à nous et m'accompagnent jusqu'à Thouars où je pointe et profite du déjeuner concocté par Coco au local du club. Pas de temps de m'attarder, il faut vite repartir en direction de la Vienne. Rogatien Gaborit m'accompagne jusqu'à Chauvigny. A partir du contrôle de Montmorillon, les choses se corsent vraiment, aux premiers abords du Massif Central, le relief change. Heureusement le temps est clément,le vent quasiment nul. C'est aux environs de 22h30 que j'arrive à la Souterraine avec 303 km au compteur. Je bénéficie d'un super accueil à l'hôtel Jinjaud où la patronne, malgré l'heure tardive,me prépare un dîner copieux et bien réconfortant, une adresse à recommander !

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 Le petit déjeuner sera de la même veine, à volonté en libre service ! 5H,j'enfourche mon vélo ! Le temps est très clair, un très beau début de journée . Le premier pointage de la journée se fait à Guéret. Le relief devient de plus en plus accidenté, il faut jouer du dérailleur. Après la traversée du joli village de Mouthiers d'Ahun, les pourcentages de 9 à 10% s'enchaînent. Il me faut affronter une circulation automobile un peu plus dense du côté d'Aubusson. Pas le temps de faire tapisserie, je me dirige vers Gelles, lieu du prochain pointage. Le temps devient couvert et orageux à partir de Vic le Comte. Avant Saint Amand Roche Savine,l'orage fait son apparition : tonnerre impressionnant dans la traversée de la forêt mais peu d'eau malgré tout. Après le pointage à St Amand j'apprécie, malgré le revêtement humide, la longue descente de 12 km jusqu'à Ambert où j'arrive à 22h pour un repos bien mérité après 256 km parcourus.

 

 La nuit sera très courte, malgré un coucher tardif à 23h il me faut me lever à 2h !Le temps n'est guère engageant, plutôt du genre démoralisant !Il tombe des cordes ! Il faut pourtant y aller quand même !Pendant 15km, la forte pluie sera incessante, heureusement côté relief, je bénéficie d'un répit. A partir d'Arlanc la pluie s'arrête, mais les montées reprennent ! A l'heure de l'installation du marché, je pointe à Tence. Le temps est clément,c'est plus agréable pour enchaîner les montées et descentes incessantes. C'est la période d'entretien des routes, ce nouveau revêtement n'est pas propice aux vélos. Les pneus se recouvrent rapidement de gravillons que je passe mon temps à décoller à l'aide d'une raclette de fortune ! Je traverse cette portion d'une dizaine de kilomètres sans crevaison, un miracle ! Arrive le col de la Mure, pas très long, pas plus de 4,5 km mais une pente à 12% de moyenne (une vraie « saleté »!). Le contrôle de Crest correspond à la sortie du Massif Central. Je vais profiter de 80 km de plat (y avait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé!)jusqu'à Luc en Diois où j'arrive vers 21h après avoir accomplis245 km. Le panneau d'entrée de ville vantant les hébergements et la restauration est très engageant. Sauf qu'il est malheureusement quelque peu mensonger : la plupart de ces commerces sont hélas définitivement fermés. Heureusement le camping est ouvert et fort agréable. Le bungalow est le très bienvenu. Le dîner est à l'image de l'accueil : super ! Le gérant du camping est très attentionné et un peu … « bavard » : il me tient compagnie jusqu'à 23h, heure du coucher.

 

 Une nouvelle fois, la nuit sera très courte. Le lever est à 2h, la forte pluie sur le toit du bungalow fait que le sommeil a été très léger ! A 3heures, il faut partir, heureusement la pluie a cessé, le vent est nul. J'arrive au sommet du col de Cabre avec le lever du jour. Un très fort vent se lève dans la descente. Mais... je l'ai dans le dos : ce n'est pas plus mal comme ça. Le pointage est prévu à Saint Pierre d'Argençon mais compte tenu de l'heure matinale, je ne trouve pas de commerce ouvert. Je poste donc une carte. Je traverse ensuite Sisteron, le cadre est très joli, avant d'arriver au point de contrôle de Barême sans rencontrer trop de difficultés. Mais à partir de là les choses se gâtent ! Sur la route Napoléon,les difficultés se succèdent : Clue de Taulanne, col des Lèques (1148m), col de Luens (1054m)... Les magnifiques paysages de la vallée du Verdon, à proximité de Castellane me font presque oublier la dureté du relief ! Juste avant le Logis du Pin, je quitte la route Napoléon pour rejoindre Gréolières avant de descendre la vallée du Loup jusqu'à Cagnes/Mer. A partir de Cagnes,je dois emprunter la piste cyclable jusqu'à Nice. Piste cyclable qu'il me faut partager avec les piétons, joggeurs, rollers ou adeptes de planche à roulettes. La cohabitation n'est guère aisée,la meilleure technique est en fait de garder sa ligne « enroulant à son train », ainsi les autres s'écartent. A partir de Nice j'emprunte la moyenne corniche, je traverse Eze et profite d'une vue sublime sur la Méditerranée (bien que les yachts de la baie de Monaco semblent me narguer un peu). Après 287 km, j'arrive à Menton. Il est 22heures. Au commissariat, lieu du contrôle, je suis accueilli par Coco et Michel Revault ( ex Acétiste exilé à Nice)« Le contrat » est rempli, les 1411 km entre l'Atlantique et la Méditerranée ont été parcourus dans les temps prévus. La fatigue accumulée a déjà disparue, la joie de « cette réussite »personnelle a pris le dessus. Je rajouterai que le séjour prolongé dans le spa à Carros chez notre hôte à largement participé à l'effacement de la fatigue.

Pour terminer, je voudrai particulièrement remercier Dédé, Pierre, Franky, Gérard,Rogatien, Michel et son épouse Colette et Coco pour l'aide et le réconfort que d'une manière ou d'une autre ils m'ont apportée. Merci également à tous ceux qui m'ont apporté leur soutien et leurs encouragements lors de la préparation de cette diagonale.

 

Gilles Courjault.

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